Eh
bien c’est la faute bien sur, de Napoléon Bonaparte.
Ses armées marchaient sur des quantités de vin du pays et il
fallait que quelqu’un le produise.
Et qui c’était?
Beaucoup d’années après, quand le Nouveau Monde s’est bousculé pour
faire de la concurrence, les régions viticoles, comme le Languedoc
(leur seule notoriété c’était de voir qui pouvait faire les dents
noires et les langues bleues le plus vite) se sont retrouvés dans la
…crotte.
Heureusement, les temps ont changé.
De nouvelles vignes, de nouvelles idées et des viticulteurs
d’ailleurs comme Hans et Christa sont venus dans la région pour
fonder des nouveaux domaines sérieux et ambitieux. De nos jours,
leurs vins deviennent une cause célèbre autour des meilleurs
crachoirs.
Domaine Bourdic n’est pas une Grande Marque.
Pas encore. Mais
ce qu’il fait, c’est de produire des bons vins dont la plu part des
rouges, qui sont pleins de richesse et de volume, sans qu’on a
besoin de les trancher avec un couteau.
Les vins sont faits avec amour, et ils sont délicieux à
boire.
Quand les amis, qui sont venus passer un moment dans cette région de
la France, reviennent chez eux soit à Londres, Berlin ou Bruxelles,
et qu’ils ouvrent une bouteille de Bourdic, les larmes leur viennent
aux yeux… « on est de retour chez nous« disent-t-ils.
Le
‘chez nous’ c’est la terre lourde et rouge, bien cuite par des
longues journées estivales.
Le ‘chez nous’ c’est la découverte des fossiles de huitres
qui continuent à resurgir dans cette terre, et qui nous rappelle
qu’il y avait une fois, c’était la mer ici.
Il
y a un parfum d’olives, de cerisiers, de coings et de figues grâce
aux arbres sauvages qui poussent le long des vignobles.
On entend chanter les cigales, les couleurs des fleures
sauvages nous accueillent parmi les souches, sans crainte de
pesticides.
C’est ça le ‘chez nous’. C’est le parfum particulier. Et c’est ce
qu’on débouche quand on ouvre une bonne bouteille de Bourdic.