La
traduction véritable du mot vendange, c’est le souffle des anges.
N’est-ce pas que c’est merveilleux ?
On ne sait pas si cela a voir avec les vendangeurs eux mêmes,
ou les raisins, peu importe.
La récolte est une période sublime, d’habitude pendant les
deux dernières semaines de septembre.
La date exacte dépend de la maturité des raisins.
Les grappes sont cueillies ou à la main, ou par des machines hautes
et dégarnies qui ressemblent plutôt à des extra terrestres.
Bien que ces machines sont hyper-efficaces, puisqu’elles
peuvent aussi travailler la nuit,
le vendangeur lui, peut choisir les grappes les plus matures
et vaillants et il a une manière plus douce avec les raisins.
Mais c’est beaucoup de travail et on ne le conseille pas aux
gens avec des dos délicats ou des gens qui n’aiment pas se salir les
vêtements.
Mais du bon côté, se salir les mains tout gluants pendant qu’on fait
la vendange de ses propres raisins – ça, c’est sans pareil.
En plus, le Domaine de Bourdic gâte ses vendangeurs –
croissants pour le petit dej, en pleine campagne, et leur
déjeuner..alors là…
A
propos, on ne peut pas garantir que vous allez cueillir les raisins
de vos propres vignes.
Vous pourrez avoir de la chance, mais la décision pour la cueillette
de quelle cépage à quel moment reste bien sur avec le chef du
domaine – et ne se fait au maximum que deux jours auparavant.
Désolé, mais cela c’est plutôt question de l’équipe que du
joueur individuel.
‘Quand tu joues un instrument de musique, il faut répéter tous les
jours. Chaque répétition
d’une gamme, jouée le mieux possible, te rapproche à
l’interprétation que
tu
as en tête. Quand je
taille une vigne, je ne pense qu’à la souche devant moi, et pas au
millier de pieds qui attendent leur tour.
Chaque vigne a son caractère particulier et un désir pour son
espace à elle, qu’il faut trouver et encourager.
Je taille chacune en pensant à la qualité de vin qu’elle
produira, de ce que j’ai envie de créer.
C’est un désir d’incarner mon imagination.’